Washington restreint les visas des étrangers qui « censurent » les Américains
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a annoncé mercredi des restrictions de visa à l'endroit des responsables étrangers qui adoptent des « mesures de censure flagrantes » à l’encontre des entreprises technologiques et des citoyens américains. Dans un communiqué, le chef de la diplomatie américaine a invoqué la souveraineté des États-Unis et la liberté d'expression. Cette décision de l'administration Trump survient pourtant au lendemain d'une directive du département d'État suspendant le traitement des nouvelles demandes de visas pour étudiants étrangers, le temps de définir un mécanisme de révision de leurs publications sur les réseaux sociaux. Les étrangers qui s’emploient à saper les droits des Américains ne devraient pas avoir le privilège de voyager aux États-Unis. Qu’il s’agisse de l’Amérique latine, de l’Europe ou d’ailleurs, l’époque où de tels actes étaient tolérés sans réaction est révolue. Le secrétaire d'État américain a dit trouver Sur X, il a indiqué que la politique s'appliquerait aux L'Union européenne (UE) semble toutefois dans la mire de Washington. Récemment, le président de la Commission fédérale des communications des États-Unis, nommé par Donald Trump, a spécifiquement critiqué la législation sur les services numériques de l'UE, jugeant qu'elle restreignait la liberté d'expression. Les responsables européens font valoir que le texte législatif, auquel sont assujetties les grandes plateformes numériques américaines comme Facebook et Instagram (Meta), Google, X, Apple et Amazon, a pour but de contrer le contenu illégal et de rendre l'espace numérique plus sécuritaire. La loi européenne cible notamment la désinformation et les discours haineux. En février, le vice-président américain, J.D. Vance, avait surpris les alliés européens des États-Unis en les sermonnant sur le La plus grande menace à laquelle font face les pays d'Europe ne vient pas de la Russie ou de la Chine, avait-il dit, mais de la censure des voix avec lesquelles leurs dirigeants sont en désaccord. Au cours de son voyage en Europe, il avait aussi participé à un sommet sur l'intelligence artificielle (IA) organisé par la France, durant lequel il avait associé la modération de contenu à une Les États-Unis avaient en outre refusé de signer la déclaration finale, qui stipulait que l'IA devait être inclusive, éthique et sécuritaire. Le réseau social X, qui appartient au multimilliardaire Elon Musk, donateur et conseiller de Donald Trump, s'est par ailleurs retrouvé dans le collimateur de la justice brésilienne après avoir initialement refusé de retirer des comptes accusés de propager de la désinformation. Il avait ensuite cédé au bras de fer. Mardi, le site Politico a fait état d'une note interne envoyée par le secrétaire d’État aux ambassades et aux consulats américains dans laquelle il leur ordonnait de cesser pour le moment d'admettre les ressortissants étrangers qui demandaient un visa pour étudier aux États-Unis. Le département d'État a émis cette directive Un représentant du département d'État a confirmé l'information au New York Times, sans toutefois préciser ce qui entraînerait un rejet des candidatures en vertu des nouvelles règles. Cette campagne ciblant les étudiants étrangers s'inscrit toutefois dans un contexte où l'administration Trump cherche à contrer le discours propalestinien sur les campus universitaires. Plusieurs étudiants, parmi lesquels certains dont les cas ont été médiatisés, comme l'Algérien d'origine palestinienne Mahmoud Khalil et la ressortissante turque Rumeysa Ozturk, ont été arrêtés par les agents de l'immigration en raison de leur implication ou de leur simple prise de position pour la cause palestinienne. Il y a un mois, Marco Rubio a indiqué que les États-Unis avaient révoqué les visas de Les adversaires de l'administration républicaine voient pour leur part dans cette offensive une menace à la liberté d'expression. L'Université Harvard (Photo d'archives) Photo : Reuters / Faith Ninivaggi La croisade menée par le gouvernement de Donald Trump au nom de l'antisémitisme ne vise pas uniquement les étudiants, mais aussi les universités, avec Harvard sur la ligne de front. Mardi, l'administration Trump a demandé aux départements et aux agences d'annuler les contrats qui les lient à Harvard. Il s'agit de la dernière salve contre l'établissement de renommée mondiale, qu'elle a déjà privé de près de trois milliards en subventions. Comme il l'avait fait trois jours plus tôt, le président Trump a réitéré mercredi que l'Université Harvard acceptait trop d'étudiants étrangers. L'établissement devrait avoir un plafond de 15 % d'étudiants étrangers, Je veux m'assurer que les étudiants étrangers sont des gens qui peuvent aimer notre pays. Nous ne voulons pas voir les centres commerciaux exploser. La semaine dernière, la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a révoqué la certification qui permet à Harvard d'accueillir des étudiants étrangers sous couvert de son climat Dimanche, Donald Trump avait écrit sur son réseau Truth Social qu'il voulait La liberté d’expression est au cœur du mode de vie américain – un droit fondamental sur lequel les gouvernements étrangers n’ont aucune autorité
, a affirmé Marco Rubio sur le réseau social X au sujet de la politique annoncée mercredi.inacceptable
que les responsables étrangers exigent des plateformes américaines des politiques de modération des contenus à l’échelle mondiale
et lancent ou menacent de lancer des mandats d’arrêt contre des citoyens ou des résidents américains
pour des publications sur des réseaux sociaux hébergés aux États-Unis.responsables étrangers et aux personnes qui sont complices de la censure à l’encontre d’Américains
, mais il n'a pas fourni d'exemple précis d'individus ou de pays susceptibles d'être ciblés.recul
de la liberté d'expression lors d'un discours prononcé à la Conférence sur la sécurité de Munich, en Allemagne.censure [digne d'un régime] autoritaire
.Deux poids, deux mesures
en vue d'un élargissement du contrôle et de la vérification obligatoires des réseaux sociaux
, dit le document.plus de 300
étudiants propalestiniens, décrits comme anti-Israël
.Nous le faisons tous les jours, chaque fois que je trouve un de ces fous
, a-t-il affirmé, alléguant qu'ils menaçaient la sécurité nationale
des États-Unis.Harvard dans la ligne de mire

pas de 31 %
, a-t-il dit. Harvard fait plutôt état de quelque 6800 étudiants étrangers, soit 27 % du total de sa clientèle étudiante.Nous ne voulons pas voir le genre d'émeutes qu'on a connues
, a-t-il dit, semblant évoquer les manifestations propalestiniennes sur les campus américains l'an dernier.Et je vais vous dire, plusieurs de ces étudiants ne sont allés nulle part
, a-t-il ajouté, semblant avancer que de nombreux détenteurs de visas étudiants ne fréquentaient pas l'université une fois admis aux États-Unis.Plusieurs de ces étudiants étaient des fauteurs de troubles causés [sic] par les fous de la gauche radicale de ce pays,
a-t-il lancé.hostile aux étudiants juifs
et de politiques racistes de "diversité, d'équité et d'inclusion"
.les noms et les pays
des étudiants internationaux de Harvard.
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